Assommée

Par Hamza Bensouda

Le sang file, coule sur cette chair

Collée au jean, des parties en l’air

D’autres, priants pour ne pas être arrachées,

Dans la ruelle, par la nuit, culbutée.

Les vapes les entourent,

Des silences en cadences

Un cri sourd, un bruit, un râle

Et puis, un mur s’abat.

L’ombre maigre s’effondre,

La rencontre est achevée

Les dalles sont teintées, de sang

Opalins, l’âme s’est disloquée.

La masse difforme se lève,

Trébuche. Froide, blanche la Lune se dresse.

Elle transperce de sa beauté la laideur des pleurs.

Elle court sur les rives de la Seine, sur les toits des quartiers.

Elle vous nargue et vous suit, dans vos oreillers, dans vos lycées

La rue est petite, un sentier vous vous dites «  j’y arriverai » vous pensez

Puis elle devient de plus en plus élancée, tortueuse, s’étend, virevolte et au détour

Plus rien,

La peur vous attrape

Plus rien,

Il vous échappe

Plus rien,

Votre violeur est parti

Ce soir,

La joie vous l’avez perdue.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *