Dossier. Méditerranée, la voie mentonnaise : une ambition universitaire à l’épreuve de l’histoire

Figure imposante de l'hospice St Julien @Yasmina Touaibia

J’ai écrit cet article sur la base de mes recherches, d’entretiens personnellement menés par visioconférence ou par mail, et d’un sondage anonyme ayant recueilli 30 réponses anonymes, disponible en annexe avec les sources. Ce papier ne peut donc prétendre à aucune exhaustivité. Le principal défaut de mon travail est de ne pas avoir pu interroger l’administration du campus, contactée mais très occupée en ces temps mouvementés. Par ailleurs, étant directeur de publication du Zadig, j’assume l’entière responsabilité légale des propos énoncés dans ce dossier.

Pour reprendre les mots des Nèg’Marrons, le « temps passe et passe » à Menton depuis la création du campus en 2005. Pour autant, est-ce que « beaucoup de choses ont changé » ? Pour répondre à cette question, il m’a semblé nécessaire de faire le bilan de l’installation de Sciences Po sur la Côte d’Azur.

Avant tout, la raison d’être du campus est son attachement pédagogique et culturel au Moyen-Orient ainsi qu’au pourtour méditerranéen. Proposer une brève histoire du campus par le biais d’une synthèse de l’évolution de l’importance accordée à sa spécialisation semblerait ainsi très utile. Comment est-ce que le campus de Menton s’est inscrit depuis sa création dans les enjeux du Moyen-Orient et de la Méditerranée ? De plus, la réforme du Collège Universitaire lancée par Sciences Po en 2017 semblait tendre vers un alignement de la formation des différents campus en région par rapport à la maison mère parisienne. Dans ce contexte, le campus de Menton préserve-t-il toujours sa spécificité ?

Cet article replace le campus de Menton dans le cadre des ambitions initiales qui avaient été formulées par la direction de Sciences Po. Cela a été un honneur pour moi de me consacrer à cette entreprise, et j’espère que cet article servira tant de mémento pour les Anciens que de passage de témoin pour les générations qui continueront à faire vivre ce campus. Il est bon de préciser que je ne souhaite pas provoquer de polémiques et que le développement qui suivra n’est pas un pamphlet. Après deux années in utero à Menton, il me paraissait logique de prendre du recul et de soulever cette question de fond. Cette modeste synthèse se base sur les entretiens personnellement menés avec des enseignants et des anciens étudiants du campus, un sondage posté sur le groupe Facebook « La Ummah mentonnaise » ainsi que des archives trouvées sur Internet. Du fait de cet échantillon limité, mon article ne prétend à aucune exhaustivité quelconque, et il en incombe donc à mes successeurs de produire une enquête plus rigoureuse. Pour reprendre les mots de notre camarade Victoria B., « à vous Saint-Julien ! ».

Liste des article du dossier:

[1/8] Un campus délocalisé à l’ambition de plateforme méditerranéenne

[2/8] Mise à l’agenda politique de Menton

[3/8] Les premières promotions : les “années héroïques”

[4/8] Vers une spécialisation sans étudiants spécialistes ?

[5/8] Des signes de déclin de la Oumma mentonnaise ?

[6/8] La 3A, rentabilisation financière du bachelor et gap year ?

[7/8] ‘Asabiyaa ‘asabiyya: rayonnement professionnel et culturel du campus

[8/8] L’expérience d’une vie

Alban Delpouy

Bonjour ! Je m'appelle Alban Delpouy et j'entame cette deuxième année loin de ma chère Réunion. Je suis ravi d'occuper le rôle de directeur de publication de ce nouveau cru du Zadig. Par ailleurs, je serai en charge du site Internet de votre journal préféré. J'attends de pied ferme vos articles, que je me ferai un plaisir (ou pas) d'éditer !

Hello ! My name is Alban and it's my second year far from my dear Reunion Island. I'm glad to hold the role of publication director of this brand new Zadig. By the way, I'll also be in charge of your favourite's newspapers website. I'm looking forward to editing your articles !
Alban Delpouy

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