Muti Randolph: Lorsque l’oeil se perd dans un infini lumineux

Il advient parfois que l’oeuvre d’un artiste vous fasse tomber amoureux.

par Julia Partouche – Partenariat avec le Mural du Campus de Poitiers

Extase sensorielle. Oasis de lumière. L’espace d’un instant, l’illusion visuelle est complète. Muti Randolph, ce visionnaire de l’installation, nous abandonne dans un labyrinthe de LED et de jeux lumineux. Gamme de chromes changeantes, le pouls de la musique bat à pleine mesure. Ce brésilien d’une trentaine d’années associe la lumière aux beats puissants de la musique électro. Il élabore un espace extra-sensoriel où architecture, design et musique s’enchevêtrent sensuellement.

Enfant de la génération internet, il assiste à l’engouement pour les jeux vidéos et puise dans sa formation de designer industriel et visuel, nombre de ses influences. Le spectateur est réduit à son instinct le plus primaire. Dans l’oeuvre de Muti Randolph, le design visuel occupe une place de choix. Il façonne un environnement modulaire qui interpelle nos cinq sens. De quoi susciter en chacun de nous l’instinct premier et infantile qui pousse à l’émerveillement.

A New York, il invente un assemblage de LED dans lequel le visiteur est invité à se perdre, ébloui par les variations chromatiques. Pour Coachella, il réalise une installation, Mirage, interagissant avec le mouvement des clubbeurs venus de la planète entière pour applaudir les plus grands DJ. A Sao Paulo et Rio, il conçoit un club futuriste qui puise ses inspirations à la fois dans le design des années 1970 et dans la technologie la plus poussée – la discothèque D EDGE. Muti Randolph renouvelle le genre. Il invente au fur et à mesure de ses collaborations des lieux de rencontres futuristes qui brouillent les frontières entre art digital, nouvelles technologies, design, musique et architecture.

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