Place des Lumières

Par Victoria Bruné.

Du haut du puit de sciences, chantre du savoir et de sérendipité, les esprits bourgeonnants et effervescents bâtissent tour à tour leur plan de vie dès les aurores. L’érudition et l’humanisme forgés dans la place des Lumières, soufflent d’heureux augures. 

Face au flot incoercible des fracas géopolitiques et des cuivres guerriers, des générations de plus que vainqueurs se lèvent et se succèdent, se forgent, s’arment de connaissances économiques, sociales, historiques, politiques, humaines… et d’espoir coruscant. Dans cette haute sphère des sciences azuréennes, foisonnent des débats pour repenser un monde vicié par les forfaits des beltaguis, des bonzes, des ingénus et autres esprits malléables, créant des empires capitalistes-néolibéraux qui détruisent et exterminent sans merci.

La jeunesse est la seule génération raisonnable 

Françoise Sagan

Aujourd’hui plus que jamais, la planète en état de dilacération, nécessite la sagesse d’esprits bourgeonnants et effervescents pour repenser un nouveau dogme fondé sur la biodignité. 

Un devoir moral nous échoit ; briser du talon les sept têtes de l’Apep économique et social, combattre les perspectives mortifères promises à notre avenir. La culture des esprits s’appropriant les outils de sciences et d’aptitudes, pour rebâtir les traverses de l’espoir et démanteler les bulldozers syncrétiques et dogmatiques, prend un sens quand elle devient le flambeau de notre génération. 

Cette nouvelle génération issue du chantre du savoir, doit s’affranchir et briser les liens patriarcaux formés par le pouvoir pervers de l’argent, pour refuser cet héritage funestement abyssal qui pèse déjà sur nos épaules.

Parallèlement à cet environnement erratique, des thaumaturges politiques sonnent le péan en exaltant les lithopédions identitaires et des axiomes improbables, inoculant le virus de la peur, muant l’Autre en bouc émissaire à immoler sur l’autel de la vindicte. Leurs philippiques corrosives portent les brandons d’un avant apocryphe et d’un phalanstère monolithique épuré des scories désignées par la férule de ces augures démagogues. 

Propulsés par notre Puits de sciences, nous sommes à l’aube de nos responsabilités pour entrer dans nos plans de vie respectifs.  

L’érudition et l’humanisme forgés dans la place des Lumières nous conduiront à refuser cette forme de théorie de la sensibilité kilométrique. Elles réveillent et nourrissent des âmes créant des ponts en réponse à l’édification sinistre de murs-frontières dans les coeurs. Isaac Newton disait « les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts », il revient aux esprits bourgeonnants et effervescents, de naître de nouveau, de lever une armée empreinte d’esprit de discernement brandissant le feu de la sagesse humaniste. 

Façonnés par les sciences reçues, porter les étendards d’une aube nouvelle et agiter le drapeau de la dignité pour tous, sont les clés de voûte de mobilisations, des indignations. Dans ce maelström inégalitaire, il appartient aux soldats de la sagesse de briser les chaines et de mener la joute contre les toiles d’oppression, d’iniquités et de misères. 

La recherche de richesses immatérielles pour faire tomber les murs de hontes, pour conjuguer vers l’humanisme, est le devoir des bâtisseurs de liberté forgés sur les bancs du savoir du Puits de sciences, que nous deviendrons.

Nous devons nous rappeler que notre première tâche est d’éradiquer la pauvreté et d’assurer une meilleure vie à tous 

Nelson Mandela

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