[Dossier 4/8] Vers une spécialisation sans étudiants spécialistes ?

De gauche à droite, Stéphane Lacroix, Bernard Rougier, Gilles Kepel. Tous trois ont enseigné au campus ©« Café littéraire du Mercredi – Où va l’Egypte ? », Institut du Monde Arabe, 2015

Comme je l’ai déjà exposé en introduction de l’article, la raison d’être du campus de Menton est à l’origine sa spécialisation géographique. Un enseignant du campus glissait qu’il s’agissait d’une véritable communauté de « geeks du Moyen-Orient », ce que confirment les anciennes étudiantes interrogées par le Zadig. Jana Jabbour se souvient de l’orientation pédagogique de son époque : avec « une très forte concentration régionale » […], nous avions la chance d’avoir comme professeurs les meilleurs spécialistes du monde arabo-musulman en France, comme Gilles Kepel, Jean-Pierre Filiu, Omar Saghi, Stéphane Lacroix. Nous suivions des cours généraux sur le Moyen-Orient […], mais aussi des cours très pointus et spécialisés, comme “La finance islamique”, “Médias et journalisme dans le monde arabe”, “l’Union pour la Méditerranée entre succès et échecs” ». Inès Weill-Rochant et Kenza Aloui dressent un constat analogue en mentionnant les enseignements exigeants qu’elles suivaient toutes les deux à l’époque. Parmi les cours qui l’ont marquée, Kenza Aloui mentionne pêle-mêle « Marketing islamique » de Čedomir Nestorović, « Histoire de l’islam » de Nabil Mouline, « Minorités en terre d’islam » de Ruth Grosrichard ou encore les classes d’espagnol qu’elles suivaient. Inès Weill-Rochant et elle se joignent pour décrire le cours de Gilles Kepel comme un « événement » pour le campus. Elles racontent que des séances « Introduction au Moyen-Orient, entre crise et espoir » avaient lieu tous les quinze jours le vendredi après-midi, en amphithéâtre. C’était quelque sorte l’occasion pour les étudiants les plus volubiles de jouer des coudes au niveau des questions pour faire entendre leurs voix. Au final, les deux amies gardent le souvenir d’un « cours pédagogique » aisé à suivre.

De gauche à droite, Stéphane Lacroix, Bernard Rougier, Gilles Kepel. Tous trois ont enseigné au campus ©« Café littéraire du Mercredi – Où va l’Egypte ? », Institut du Monde Arabe, 2015

Il serait cependant incomplet de décrire ces années pré-réforme de Menton uniquement sous le prisme des enseignements en rapport avec la spécialisation géographique, puisque les étudiants restaient des étudiants de Sciences Po Paris. Les sciencespistes mentonnais connaissaient déjà les joies des enseignements parisiens retransmis, en direct, avec le cours magistral d’économie de Dominique Strauss-Kahn. De plus, contrairement à son amie Kenza Aloui qui cite principalement des cours ayant trait au Moyen-Orient, Inès Weill-Rochant confie que ses favoris ne sont pas liés à la spécialisation affichée de Menton et se confond en éloges des cours de Ali Benmakhlouf (« Humanités scientifiques ») et de l’indéboulonnable Christophe de Voogd (« Imaginaire »), enseignant depuis 2008 au campus.

Deux tournants : la fermeture de la chaire Moyen-Orient – Méditerranée (2010) et la réforme du Collège universitaire (2017)

            Un page se tourne indéniablement avec la fermeture de la chaire Moyen-Orient – Méditerranée en décembre 2010, ce qui coïncide funestement avec le mois où Mohamed Bouazizi s’immole par le feu. La journaliste du Monde Raphaëlle Bacqué impute cette décision à un conflit entre Gilles Kepel et Richard Descoings, ce dernier n’ayant apparemment pas apprécié l’autonomie du professeur hors de son contrôle (Richie, p.215). A posteriori, cette fermeture a constitué une erreur stratégique étant donnée la mesure du développement des Printemps arabes dans les mois qui ont suivi, si l’on raisonne en termes d’opportunités de recherche, alors que Sciences Po « disposait de la plus grosse force de frappe dans l’université française sur ces questions [les affaires moyen-orientales] » selon l’avis de Gilles Kepel. Le système pensé de « la maternelle à l’université », soit du campus de Menton à la thèse de doctorat, était alors mis à mal avec la disparition du Master de recherche Moyen-Orient, qui sombrait avec la chaire. Menton était alors le seul maillon de la chaîne qui restait consacré au Moyen-Orient. Quelle ambition pouvait alors se donner cette spécialisation géographique dans la formation d’étudiants ? Il est nécessaire de se demander comment a évolué l’assise pédagogique du label « Moyen-Orient – Méditerranée » dont se targue Menton jusqu’à présent.

À vrai dire, plusieurs de mes prises de contact m’ont fait comprendre qu’il s’agissait d’un sujet sensible. Tout d’abord, un des premiers enseignants à qui j’ai parlé de mon sujet d’article tenait alors des propos qui contrastaient avec les réponses sur un ton plus « politiquement correct », verbatim, aussi développées et pertinentes soient-elles pour ces pages, qu’il développera à mes questions écrites, ce pour quoi je le remercie sincèrement. De plus, quelle n’a pas été ma surprise de constater qu’un enseignant prestigieux du campus n’a tout simplement pas jugé bon de répondre à la question suivante : « seriez d’accord avec l’idée d’une décroissance de la spécialisation Moyen-Orient – Méditerranée du campus depuis plusieurs années ? ». Aussi, deux de mes interlocuteurs ont initialement essayé de faire valoir un droit de relecture de leur entretien, ce qui témoigne de la sensibilité du sujet traité. Je leur renouvelle mes remerciements pour la confiance qu’ils m’ont finalement accordée dans la réalisation de cet article. Attaché comme vous tous à ce campus, j’estime qu’il faut soulever cette question de fond, sans langue de bois mais avec du respect. Je n’ai jamais compté faire de cet article un brûlot, comme je l’ai déjà souligné en introduction.

Mes recherches pour cet article ont appuyé l’impression que je me faisais à propos de la diminution de l’importance de la spécialisation. Différents entretiens l’ont confirmé, plus ou moins explicitement, et 4 participants au sondage (sur 30) sont arrivés à cette idée comme principal reproche à adresser à la direction du campus. Comme premier facteur d’explication, le mouvement global d’alignement pédagogique des différents campus en région a progressivement diminué le nombre d’heures d’enseignement consacrés à la zone géographique. Par exemple, Matthieu Cimino, enseignant depuis 2013 à Menton notamment en charge du cours « Introduction à la civilisation arabo-musulmane », qui constitue le seul cours annualisé entièrement consacré au Moyen-Orient en première année, explique avoir débuté au campus en tant que chargé de conférence de méthode dans le cadre du cours magistral tenu par Jean-Pierre Filiu. Le volume horaire total du cours, alors de 96 heures sur les deux semestres, a été divisé par deux en 2018. L’enseignant concède qu’il est « compliqué d’aller enseigner à des étudiants dont l’histoire de 1500 ans d’une région énorme est théoriquement la spécialité ». Aussi a-t-il donné ce cours cette année pour la dernière fois, ce qui met un terme à son « expérience positive » à Menton. Coline Houssais estime que « c’est peut-être d’autant plus visible à Menton que cette moindre spécialisation intervient après un élargissement de la zone étudiée, notamment en termes de langues », soulignant la disponibilité de l’hébreu, le persan, le turc. Selon l’avis de l’enseignante, « cet élargissement, compréhensible au regard de la diversité de la zone étudiée, a d’ores et déjà dilué l’expertise régionale que les étudiants visent à acquérir ». Cependant, je précise pour les lecteurs non-mentonnais que l’enseignement des langues orientales est soumis à des conditions de niveau. Il faut ainsi disposer d’un niveau B2 en anglais, sur l’unique base d’un test de langues pendant les vacances d’été, pour pouvoir commencer à étudier l’arabe, et les autres langues orientales ne sont disponibles qu’à d’autres seuil atteints en arabe. À ce sujet, Hashim S., étudiant irakien co-fondateur de Arab Student Organization (ASO), estime que « les langues du Moyen-Orient, comme l’arabe, le persan, le turc, devraient dès le départ être disponibles pour les étudiants », ce qui accroîtrait la cohérence de son orientation géographique.

Des « spécialistes de la généralité », option Moyen-Orient

L’objectif de formation du Collège universitaire semble avoir pris un autre virage que celui des origines. Avec sa voix suave habituelle, Jean-Marie Donegani déclarait affectueusement aux diplômés du Bachelor à Paris « vous êtes devenus spécialistes de la généralité ». Le professeur, dont j’ai eu l’honneur de suivre les cours l’année dernière à Menton et qui jouit désormais d’une influence intellectuelle certaine sur les plus brillants esprits de notre campus, reprend en réalité à son compte ce que formulait Auguste Comte (« positivement ») au sujet des philosophes. Cependant, cette appellation peut froisser certains Mentonnais, qui ont principalement choisi ce campus en région pour l’attrait de la « spécialisation géographique centrée sur le Moyen-Orient et la Méditerranée », comme il est écrit sur le site de Sciences Po. Avec la réforme, la direction parisienne menée par Frédéric Mion semble néanmoins inscrire le campus dans une optique sensiblement différente. Jana Jabbour a l’impression que « les enseignements dispensés aux premières promotions visaient à former des “spécialistes” de la région, alors que les enseignements dispensés désormais aux nouvelles promotions sont moins arabo-centrés, et visent à former des profils beaucoup plus diversifiés de diplômés. »

Au final, la focale pédagogique de Menton peut laisser l’impression d’une spécialisation sans spécialistes. D’un côté, une « spécialisation », pour laquelle des cours sont consacrés à l’étude du Moyen-Orient et de la Méditerranée, est toujours affichée et revendiquée. De l’autre, le volume horaire accordé à la maquette pédagogique ne va pas dans cette direction. Comme le soulignait Jana Jabbour précédemment, Sciences Po a l’intention de former d’autres profils que des spécialistes du Moyen-Orient. Dans ce cas-là, quelle est la raison d’être de Menton si les étudiants ne conservent plus de lien avec le Moyen-Orient à la fin de leur formation ? Pour signifier que le degré de spécialisation serait maintenant en quelque sorte laissé à l’appréciation de chaque étudiant, deux entretiens me parlent d’un « campus à la carte » ou d’un « Mc Drive de l’enseignement », formule que je prie le lecteur de ne pas extrapoler.

Outre le nombre d’heures, le contenu des cours est aussi critiqué. Dans des propos qui n’expriment que son opinion personnelle, Aliaa K., étudiante égyptienne et nouvelle présidente de ASO, affirme que de nombreux cours en première année sont orientés vers l’étude du Moyen-Orient- Afrique du Nord (MENA). « Cela dit, je pense qu’ils ne font qu’effleurer la surface et ne vont jamais plus loin que les simples faits auxquels tout le monde a facilement accès. J’ai trouvé que c’était comme si je prenais le MENA en mineure au lieu que ce soit entièrement ma majeure ». Selon elle, le seul cours qui lui

« Je m’attendais à apprendre beaucoup plus et plus profondément sur la région et aussi sur la perception de son propre peuple et de ses chercheurs »

Rym T., étudiante algéro- libanaise de deuxième année

semblait justifier une orientation MENA était le module de science politique de Laurence Louër (12 heures pendant le second semestre). Concernant la deuxième année, Hashim constate que même si plus de cours de la sorte étaient disponibles, il ont « fait défaut (they were lacking) ». Cependant, il retiendra les enseignements de l’Ecole d’hiver, qui sont étaient « très détaillés et très bien faits », « de tels cours plus disponibles » amélioreraient selon lui l’orientation du campus.

Malaise dans la spécialisation

Les difficultés de la recherche sur le Moyen-Orient ne sont pas exclusives à Menton ou à Sciences Po. C’est plutôt un champ universitaire, voire son épistémologie, qui est parfois remis en cause. Par exemple, Dalia. A, étudiante libanaise et l’autre co-fondatrice de ASO, critique personnellement l’utilisation des « sciences humaines occidentales » dans l’analyse des événements politiques qui ont marqué la région MENA. « Et les sciences humaines occidentales, même si elles revendiquent une référence universelle dans leurs domaines, sont en réalité inefficaces pour comprendre et analyser le phénomène sociétal arabo-islamique en raison des cadres conceptuels entre les cultures arabo-islamiques et judéo-chrétiennes. Ainsi, en général, les modèles sociopolitiques occidentaux ne s’appliquent ni aux contextes arabo-islamiques, ni aux comparaisons interculturelles, car les sciences sociales arabo-islamiques ont des bases ontologiques et épistémologiques différentes de celles des sciences sociales occidentales ». Selon elle, seul le cours « Religions and Modernities Around the Mediterranean » de Lamiss Azab a pris cette spécificité en compte. Dalia ajoute : « je suppose que cela a à voir avec l’effort plus large de “décolonisation de l’éducation”, un phénomène qui aurait peut-être dû être répandu et discuté sur notre campus ». Rym T., originaire du Liban, rejoint sa camarade du bureau d’ASO et renchérit : « cela peut également sembler exagéré, mais pour commencer “Moyen-Orient” est un nom eurocentré et Sciences Po devrait faire un effort et adopter le nom d’ “Asie de l’Ouest”. Il y a encore un long chemin à parcourir dans le processus de décolonisation de la connaissance. Je m’attendais à apprendre beaucoup plus et plus profondément sur la région et aussi sur la perception de son propre peuple et de ses chercheurs ». Ces propos font écho au champ des post-colonial studies, que Rym compte d’ailleurs étudier l’année prochaine à UC Berkeley. De mon point de vue, c’est un courant assez minoritaire chez les French Track que je fréquente mais il me semble qu’il recueille plus d’adhésion parmi les English Track. Bien sûr, ces propos ne sauraient représenter l’intégralité du corps étudiant et n’engagent que ceux qui les tiennent, bien qu’ils contribuent à alimenter le débat sur nos champs d’études.

En outre, les enseignants pourraient par ailleurs manquer de légitimité pour certains étudiants. J’ai relevé une réponse de mon sondage qui reprochait « le fait que des white spies/orientalistes nous enseignent à propos du monde arabe », une terminologie que je suis par ailleurs loin de cautionner. Ces idées ont des impacts jusque dans l’engagement de la

« Dans tous les cas, la recherche n’est qu’une option parmi beaucoup d’autres pour les étudiants de Menton. On les retrouve dans des domaines divers et variés […]Et ils y excellent, ce qui doit être une fierté pour le campus »

Stéphane Lacroix, enseignant au campus depuis sa création

communauté étudiante, mais j’y reviendrai plus tard. Hors de tout débat académique et de toute considération postmoderne, la connaissance de la littérature de recherche sur le Moyen-Orient fait peut-être défaut à nos promotions actuelles. Sans vouloir rétablir un ministère pour la promotion de la vertu et la répression du vice, je trouve dommageable, toutes circonstances critiques de confinement qui soient, que plus de la moitié des étudiants qui ont la chance de suivre le cours « States and Societies in the Middle East » de Stéphane Lacroix désertent la dernière conférence Zoom. Je ne jetterai pas la pierre à celui qui n’aura pas été complètement attentif à sa visioconférence, mais je crois que l’on ne se rend pas assez compte du privilège que l’on a de pouvoir suivre en petit comité l’enseignement d’un spécialiste mondial de la question.

La formation d’un profil-cible différent

Tout cela converge à affirmer que l’accent est moins mis sur l’ambition initiale de Gilles Kepel d’établir un continuum de recherche entre le Collège Universitaire et une thèse sur le Moyen-Orient. « Dans tous les cas, la recherche n’est qu’une option parmi beaucoup d’autres pour les étudiants de Menton. On les retrouve dans des domaines divers et variés. Et s’il n’y en a qu’un petit nombre dans la recherche fondamentale […], on en retrouve encore d’autres dans des domaines connexes (par exemple Coline Houssais) [indication de Stéphane Lacroix] ». Et ils y excellent, ce qui doit être une fierté pour le campus » me soutient Stéphane Lacroix. En effet, mon sondage confirme à son échelle les différentes trajectoires des anciens Mentonnais. Plus de la moitié des réponses indiquent cependant que l’emploi actuel n’est pas lié à la zone de spécialisation géographique, et les plus stalkers d’entre nous sauront que quelques recherches LinkedIn bien senties confirment parfois cette affirmation. L’échantillon limité de notre sondage ne permet certes pas de tirer trop de conclusions quant au lien entretenu par les Mentonnais avec le Moyen-Orient pendant leur carrière, mais quelle est la plus-value « Moyen-Orient – Méditerranée » de Menton si le campus ne constitue qu’une parenthèse dorée, deux années de « gap year » pour les étudiants les plus suffisants suivant un double diplôme ? Un ancien étudiant en dual BA avec Columbia, comme il l’indique lui-même dans mon sondage, rapporte son vécu mentonnais « à une expérience de summer school étalée sur l’année plutôt qu’une expérience d’undergraduate ».

Réponses à mon sondage

La question n’est pas exclusive à Menton, et ce serait l’idée même de campus délocalisé qui pourrait être remise en question. « L’idée de campus délocalisés avec une spécificité géographique est une réforme comme une autre dans l’évolution que Sciences Po connaît depuis sa création, et est peut-être amenée à disparaître – même si je demeure personnellement très attachée à l’identité du campus de Menton ». De plus, si l’on veut prendre du recul, Aurélie Daher, enseignante de l’École d’hiver consacrée au Liban et de conférences de méthode du cours « Thinking IR Globally »,dont elle a par ailleurs assuré des cours magistraux en binôme avec Aghiad Ghanem suite à la défection d’un enseignant en milieu de semestre, replace le campus de Menton dans le contexte plus large de la recherche sur le Moyen-Orient en France. « La recherche sur le Moyen-Orient en France est en situation critique depuis plusieurs années. La victoire de la “political science” sur les “area studies” y est pour beaucoup. Menton, traîne donc un handicap. Les logiques des universités privilégiant une modélisation théorique à outrance, institutionnellement sur-codée au point de finir souvent par faire l’impasse sur l’observation empirique du réel, ont pris le dessus, face aux cursus dédiés à une véritable maîtrise politique, culturelle, économique, d’une zone ou d’un pays » affirme-t-elle.

 En étendant la réflexion à une échelle supérieure, la situation de la spécialisation de Menton serait le symptôme d’une crise universitaire. Aurélie Daher complète son propos en insistant sur les conflits internes aux champs : « les guerres intestines par ailleurs, entre plusieurs courants de la sociologie du Moyen-Orient, portent elles aussi une responsabilité lourde dans l’affaiblissement voire l’exclusion qu’ont eu à souffrir de véritables professionnels issus des rangs “sciencespotiens”. À moins d’une réaction concrète et forte, dont la seule provenance possible à l’heure actuelle reste les institutions étatiques, pour contrer les effets des sabotages internes au champ et redonner la main aux universitaires à la fois dédiés, compétents et attachés à l’éthique professionnelle, je ne suis pas optimiste quant à une reprise de l’attrait des études moyen-orientales sur des futures générations potentiellement soucieuses de réellement faire avancer la connaissance de cette région du monde ».

La réorganisation à venir des rapports de force au Moyen-Orient à la suite de la pandémie et la crise des marchés pétroliers renforcent d’autant plus le besoin d’une formation de spécialistes de la région, en phase dès le début de leurs études avec les enjeux de la zone, comme nous avons la chance d’y être sensibilisés dans une certaine mesure à Menton.

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Alban Delpouy

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